Consolé, être consolé

Du 20/04/2022 au 20/04/2022

Anne-Dauphine Julliand, l’auteure de Deux petits pas sur le sable mouillé, est bien connue des équipiers Notre-Dame. Elle était notre invitée lors du rassemblement national à Maredsous en 2016.

La maman de Thaïs et d’Azylis a sorti récemment un nouvel ouvrage, Consolation (Les Arènes 2020). Elle devait venir en parler à Louvain-la-Neuve lors de la St-Valentin, le 11 février dernier, mais le décès de son fils Gaspard ne lui a pas permis d’honorer son engagement. Elle est maintenant disposée à venir pour une conférence qui sera intitulée : Consoler, être consolé (auditoire Socrate 10). Elle parlera avec son cœur, comme chaque fois, et en connaissance de cause. Une leçon d’humanité, de bienveillance et d’espérance.

Conférence d’Anne Dauphine Julliand à 20h15 dans l’auditoire Socrate 10 – Place Cardinal Mercier – Louvain-La-Neuve. Inscription souhaitée via ce Lien

Anne-Dauphine Julliand, Consolation, Les Arènes, 2020. Extraits :

Nul ne peut dire qui a le droit de se plaindre, de pleurer, de désespérer. Qu’elle qu’en soit la cause. On ne peut se faire juge de la douleur d’autrui. (p. 32)

On nous dit souvent que nous sommes tous deux plus forts de l’épreuve que nous avons vécue ensemble. Je ne pense pas que l’épreuve consolide les couples. Au contraire, la souffrance les fragilise dangereusement. Ce qui nous renforce, sans pour autant nous rendre indestructibles, ce n’est pas d’avoir vécu le malheur ensemble, mais c’est de nous être consolés. La consolation est la plus belle manifestation de l’amour. (p. 66)

On entend parfois ceux qui ont été éprouvés affirmer qu’ils ne voudraient pas revenir à leur vie d’avant. Que leur existence maintenant a pris une tout autre dimension. Ce qu’ils vivent désormais n’est pas la vie après la souffrance. Celle-ci n’est pas un instant qui passe. C’est leur vie avec elle. Mais une souffrance acceptée et apaisée, qui permet de mieux percevoir la beauté de la vie, parce qu’elle a été consolée. (p. 193)

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